Détroit, tu es un Phœnix

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Détroit, mon amour.

Je ne te connais pas beaucoup, mais assez pour t’écrire cette lettre.

Bien que tout le monde parle en mal de toi, j’ai décidé de te voir différemment, et d’aller plus loin. D’essayer de te connaître, au lieu de me fier aux idées préconçues que l’on communique autour de moi.

Tu n’es pas morte comme ville. Tout au contraire, tu es des plus vivantes. Tu es des plus vivantes parce qu’au lieu de vivre par l’intermédiaire de quelques investisseurs étrangers, tu vis par ta population, par ton centre. Ta population qui est en prise de conscience face à son avenir, ta population qui t’aime et qui elle ne veut pas t’abandonner.

Tu es un Phœnix.

Tu es ce phœnix qui se régénère par ses cendres. Tu es cette ville qui voit en la destruction une opportunité de renaissance. Les gens qui t’habitent sont appelés à retourner à un modèle de société qui n’existe plus en Amérique du Nord. C’est-à-dire de ne pas se fier à l’État et à l’industrie pour subvenir à leur besoin. C’est avec cette prémisse que les jardins urbains qui ornent ton sol se sont développés. C’est avec cette prémisse que l’art en tant que moyen d’expression s’est revalorisé, d’elle même. Oui, tu es un exemple extrême, mais qui n’a jamais dit que dans les extrêmes, on vit toujours à fond? On vit à fond dans ces projets, dans ces initiatives qui brillent par leur contraste. Un contraste qui ne fait pas mal aux yeux, mais qui apaise, comme un baume sur une plaie.

Dans ton antre, on peut sentir la communauté. On peut sentir la solidarité. Et à travers toute cette soi-disant noirceur, on peut sentir l’espoir. Un espoir qui ravive la flamme, et qui fait que tu deviens un phœnix encore plus rouge, plus flamboyant.

On ne peut plus voir le développement que par la participation de nos élues. Tu cèdes le pas à la réappropriation populaire des espaces, ceux qui nous appartiennent, ou qui appartiennent à une génération qui n’a pas encore vu jour. Redonnons à nos enfants ce dont nous n’avons pas eu la chance de connaître : une ville ou l’humain, avec ses forces et ses faiblesses, voit son paysage urbain comme un champ des possibles.

Tes terrains vacants, tes immeubles abandonnés et tes rues sombres sont vestiges du passé. Un passé où le capitalisme était mot d’ordre, et où la volatilité du capital vous a joué un mauvais tour. Maintenant, tu permets aux citoyens de contempler ce dont ils ne devraient pas vouloir. Tu leur ouvres la porte vers un nouveau modèle : celui d’une échelle humaine.

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