La ville: un bien commun (perspectives de Montréal et ailleurs)

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Dans le cadre de la série « Midi-discussion du CRIEM », on vous invite à vous joindre à nous pour participer aux discussions portant sur la ville comme un bien commun. Le 21, 23 et 24 mars, écoutez les perspectives des innovateurs des secteurs universitaire, privé, public et à but non lucratif, qui cherchent à faire en sorte que le développement urbain réponde aux enjeux économiques, sociales et environnementales. Ces sessions seront bilingues (FR / EN), sans traduction simultanée.

Le 21 mars 10h00 à 11h30: Julian Agyeman, Professeur de politique environnementale et urbanistique, Tufts University, Medford, É-U

  • Répondant : Hoi Kong, Professeur, Faculté de droit, McGill
  • Lieu: 3438, rue McTavish, Salle 100 (McGill)

Le 23 mars 12h00 à 13h30: Tessy Britton, Directrice – Participatory City – Londres, R-U

  • Répondant: Prof. Pierre-Emmanuel Moyse, Faculté de droit, McGill
  • Lieu: 3438, rue McTavish, Salle 100 (McGill)

Le 24 mars, 12h00 à 13h30: Rony Jalkh, Visiting Fellow – Project for Public Spaces – Beirut, Lebanon

  • Répondant : Prof. Richard Shearmur, École d’études urbaines, McGill
  • Lieu: Club de la faculté, 3450, rue McTavish (McGill)

Les discussions seront animées par Gorka Espiau, J.W. McConnell Professeur de pratique (McGill).

RSVP requis: xavier.phaneuf-jolicoeur@mail.mcgill.ca (CRIEM)

Initiative « Cities Reducing Poverty » ou Ces villes qui veulent réduire la pauvreté | À l’écoute de tous

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PAR MEGAN WANLESS

La pauvreté est un problème complexe qui ne peut être abordé en dehors de son contexte ni réglé par un nombre restreint de personnes. Nous savons que la pauvreté touche tout le monde, qu’elle peut être vécue de différentes manières et qu’elle comporte un grand nombre d’éléments et d’intervenants interreliés. Nous savons aussi que pour trouver des solutions globales à des problèmes complexes comme la pauvreté, les communautés doivent s’unir afin de mieux connaître leurs forces, comme leurs connaissances, leur expérience, leurs habiletés et leurs ressources, et de les mettre à profit. L’objectif est de bien cerner le problème et de prendre toutes les mesures nécessaires pour le régler.

Au fil des ans, l’idée de rassembler tous les intervenants afin de s’attaquer à des enjeux complexes a gagné beaucoup de terrain, notamment depuis l’introduction de la notion d’impact collectif, en 2011 (voir Kania et Kramer, 2011). Au cours des 15 dernières années, Collectivités dynamiques Canada (une division du Tamarack Institute) a créé un réseau de villes qui s’emploient à réduire ensemble la pauvreté. L’initiative Cities Reducing Poverty est un mouvement d’impact collectif regroupant 57 villes ou régions membres qui, ensemble, visent à réduire la pauvreté grâce à des interventions locales, tant au niveau des personnes que des ménages, ainsi qu’à des changements stratégiques et systémiques. Ces initiatives locales et multisectorielles sont étayées par des stratégies provinciales et territoriales de réduction de la pauvreté et par le récent mandat du gouvernement fédéral visant l’élaboration d’une stratégie canadienne de réduction de la pauvreté. Nous observons actuellement un mouvement national qui cherche à éradiquer la pauvreté.

Cependant, bien que l’on s’accorde à dire que la participation de tous est essentielle dans la lutte contre les problèmes comme la pauvreté, c’est plus facile à dire qu’à faire. Le plus difficile demeure souvent de trouver les bonnes personnes parmi les multiples secteurs et points de vue et de tirer profit de cet engagement afin de créer un changement durable. Parmi les difficultés les plus courantes dont les agents du changement collaboratif sont témoins, citons la surreprésentation de certains secteurs, la trop grande importance accordée aux « suspects habituels » et le silence des personnes qui sont les plus au fait des enjeux, mais qui n’ont pas les relations nécessaires pour participer au débat.

Lors d’un sommet de l’initiative Cities Reducing Poverty, qui a eu lieu à Edmonton l’année dernière, la présidente directrice générale de Venture Publishing Inc., Ruth Kelly, s’est adressée à plus de 300 professionnels de la réduction de la pauvreté, à des personnes ayant connu la pauvreté ainsi qu’à des représentants élus et à des employés municipaux, affirmant qu’elle était sans doute la seule entrepreneure présente. Elle les a aussi mis en garde en leur rappelant que si elles ne sollicitaient pas le secteur des affaires plus rapidement, ce dernier deviendrait un obstacle à leur réussite. Elle a parlé de l’importance de sensibiliser tous les membres de la société aux avantages (sociaux et autres) de la réduction de la pauvreté et affirmé que chacun doit faire partie de la solution. Avant de recevoir une salve d’applaudissements, Mme Kelly a souligné qu’elle souhaitait qu’un groupe de personnes plus diversifié soit présent lors de la prochaine conférence afin d’élargir le débat et de rassembler le plus grand nombre de personnes possible dans le but de trouver ensemble des solutions. Voir la vidéo dans son intégralité ici (en anglais seulement).

Cette année, le sommet Cities Reducing Poverty: When Business is Engaged du Tamarack Institute aura lieu du 4 au 6 avril à Hamilton, en Ontario. Les voix souvent sous-représentées auront la chance de participer à la conversation. Les chefs d’entreprise se joindront aux organisateurs communautaires, aux maires, aux employés municipaux, aux représentants des administrations fédérales, provinciales et territoriales, aux leaders autochtones, aux bailleurs de fonds, aux décideurs ainsi qu’aux personnes ayant connu la pauvreté pour discuter de la façon dont on peut mettre fin à ce problème de façon collaborative.

Nous savons que le secteur des affaires joue un rôle majeur et crucial dans nos efforts collectifs visant à éradiquer à la pauvreté. Cependant, il ne faut pas s’attendre à ce que les chefs d’entreprise aient réponse à tout. Ce n’est qu’en mobilisant les représentants de tous les secteurs que nous pourrons réassembler les morceaux du casse-tête qu’est celui de la réduction de la pauvreté et commencer à repenser et à réorienter la façon dont nous pouvons rendre nos communautés plus dynamiques et plus prospères pour tous.

Pour de plus amples renseignements sur le sommet de cette année, intitulé Cities Reducing Poverty: When Business is Engaged, rendez-vous sur le site Web de l’évènement ou communiquez avec Alison Homer à Alison@tamarackcommunity.ca

Regardez la video: Fred Kent partage des leçons sur le « placemaking »

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Comment créer de meilleurs lieux publics dans nos villes et améliorer ceux qui existent déjà? Dans cette vidéo, Fred Kent et Kathy Madden, fondateurs de l’organisme « Project for Public Spaces » à New York, partage son approche internationalement reconnue au « placemaking », en utilisant les méthodes "plus rapide, plus léger, et moins cher" pour démontrer ce qui est possible avec un peu de créativité et de vision.

Depuis la création de l'organisation en 1975, le PPS a fait des tests à court terme simple, et à faible coût se rapproche à animer les espaces publics. Leur travail a eu des effets remarquables sur la mise en forme des quartiers et des villes: la plupart de ces solutions sont documentées dans le livre 2007: The Great Book Quartier: A Do-It-Yourself Guide de Placemaking.

La conférence a été organisée par le Centre d’écologie urbaine de Montréal dans le cadre de la programmation des Journées de l’écologie urbaine en mai et juin, 2015, et a été accueillie par la Communauté Métropolitaine de Montréal. Cet événement a aussi compris le lancement de la nouvelle publication du Centre, le Guide sur l’urbanisme participatif : Aménager des villes avec et pour les citoyens – disponsible à l'achat et en-ligne (version PDF) ici .